Apple a récemment annoncé qu’il avait supprimé des applications provenant d’Iran de sa boutique en ligne en raison des sanctions américaines à l’encontre du pays.
Alors que la vente de produits Apple est interdite en Iran, les consommateurs du pays parviennent toujours à se procurer des appareils de la marque, comme les iPhones, selon une information du New York Times. Cette situation a entraîné le développement d’applications iraniennes, plusieurs d’entre elles ayant récemment été retirées par Apple.
Selon The Times, Apple a informé les développeurs qu’en vertu des réglementations américaines sur les sanctions, l’App Store ne peut pas autoriser, distribuer ou traiter avec des applications ou développeurs provenant de certains pays soumis à l’embargo américain.
Deux applications importantes ont été supprimées : une plateforme de covoiturage nommée Snapp, et un service de livraison de repas appelé DelionFoods.
Mahdi Taghizadeh, l’un des cofondateurs de DelionFoods, a partagé son mécontentement concernant une décision lors d’une interview avec The Times. Il a souligné les efforts déployés et a illustré son propos en déclarant que “Quiconque possédant un iPhone ne peut plus accéder à certaines applications populaires. C’est comme si, aux États-Unis, on ne pouvait pas utiliser Uber sur son téléphone.”
La situation d’Apple en Iran était déjà complexe, car la société n’avait pas de boutique d’applications officielle et la vente d’iPhones était interdite. Il y a quelques mois, l’entreprise a averti les développeurs de ne pas intégrer de fonctionnalités de paiement dans leurs applications pour éviter que la monnaie iranienne ne parvienne aux États-Unis.
Déclaration de Taghizadeh au Times selon laquelle la suppression totale des applications iraniennes par Apple rendra leur travail plus difficile.
Le transfert d’Apple a suscité l’intérêt même du ministre iranien des télécommunications, Mohammad Javad Azari Jahromi, qui a publié un tweet à ce sujet vendredi.
Taghizadeh a exprimé son opposition au mouvement en lançant une campagne #StopRemovingIranianApps sur Twitter, d’après The Times.
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